Zerynthia africana tarrieri & africana christinae

Très au Sud, dès le versant méridional du Haut Atlas, vole l'Oasienne, Zerynthia africana tarrieri, réelle relique du temps du Sahara vert, aujourd'hui réfugiée dans quelques oasis et vergers du Sud-Ouest atlasique d’où le Papillon, véritable commensal de l’homme, fut méconnu jusqu’à nos jours. Très héliophile et opportuniste, on peut l’admirer tout l’hiver jusqu’au premier printemps dans les jardins de Taroudannt ou les oasis de Tafraoute, éclosant à la faveur des pluies douces et volant au moindre rayon solaire. (Première rangée : mâle et femelle de la forme ôcre canteneri : Aoulouz, Haut Souss, février 2000; chenille à livrée claire, mâle plus clair de seconde génération, posé sur une branche d’Acacia : Aoufour, Haut Souss, avril et mai 2003). Une nouvelle race caractérisée par un pattern original a été découverte en 2015 dans l'Anti-Atlas oriental, en haute Vallée du Zegmouzen, où le climat est présaharien.

La ssp. christinae, reconnaissable au rouge dominant des ailes, occupe le territoire intermédiaire entre africana africana du Nord et africana tarrieri du Sud, soit le versant septentrional  du Haut Atlas central (región de Demnate et de l'Ourika), jusqu'à plus de 2000 m d'altitude (pentes de l'Oukaïmeden) où la taille devient très petite (Seconde rangée : deux mâles, Aït Lekak, Haut Atlas central, ca 2000m, avril 2013).



ssp. tarrieri, femelle f. canteneri, Aoulouz, Haut Souss saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. tarrieri, femelle f. canteneri, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. tarrieri, femelle f. canteneri, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. tarrieri, femelle f. canteneri, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier

ssp. tarrieri, in copula, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. tarrieri, in copula, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. tarrieri f. peninsulae, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. tarrieri f. peninsulae, Aoulouz, Haut Souss, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier

ssp. christinae, Imi-n-Ifri, Haut Atlas central, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier
ssp. christinae, Imi-n-Ifri, Haut Atlas central, saison 2017, photo Frédérique Courtin-Tarrier

Bilan conservatoire (2015)

Nombre de stations au Maroc (2015) pour africana tarrieri : moins de 25 ; vulnérable.

 Nombre de stations au Maroc (2015) pour africana christinae : moins de 5 ; en voie d'extinction.

Cartographie marocaine de l'espèce (2008)

Biotope

Habitat oasien, Pays des Ida-Outanane, Haut Atlas sud-occidental
Habitat oasien, Pays des Ida-Outanane, Haut Atlas sud-occidental
Biotope oasien, Pays des Ida-Outanane, Haut Atlas
Biotope oasien, Pays des Ida-Outanane, Haut Atlas
Biotope en cultures vivrières, Askaou, Anti-Atlas nord-oriental
Biotope en cultures vivrières, Askaou, Anti-Atlas nord-oriental
Aristolochia baetica, Taroudannt, Vallée du Souss
Aristolochia baetica, Taroudannt, Vallée du Souss

Habitat présaharien, jusqu’alors (2015) insoupçonné, dans la Haute Vallée de l’Oued Zegmouzen
Habitat présaharien, jusqu’alors (2015) insoupçonné, dans la Haute Vallée de l’Oued Zegmouzen (Photo Frédérique Courtin-Tarrier)
Niche écologique exigüe de Z. rumina tarrieri en ses limites géonémiques sud-orientales
Niche écologique exigüe de Z. rumina tarrieri en ses limites géonémiques sud-orientales (Photo Frédérique Courtin-Tarrier)
La plante-hôte en zone présaharienne, frontière de son aptitude adaptative
La plante-hôte en zone présaharienne, frontière de son aptitude adaptative (Photo Frédérique Courtin-Tarrier)